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Moment // 18 Février 1952 : Le magazine ELLE publie un dossier sur le prêt-à-porter

Brigitte Bardot en janvier 1952 / DR

C’était à l’époque une tendance émergente sur laquelle ne pariaient pas les grands couturiers. Bien qu’il soit déjà populaire depuis près de dix de l’autre côté de l’Atlantique grâce à des designers tels qu’Anne Klein, le prêt-à-porter était encore loin de faire l’unanimité en France en 1952.

A Paris, la Haute Couture règne en maîtresse, encore toute auréolée du succès rencontré par le New Look de Christian Dior en 1947 mais aussi des créations hautes en couleurs de Cristobal Balenciaga ou Pierre Balmain. Quelques maisons proposent bien entendu des lignes de diffusion, mais à quelques exceptions près, elles sont manufacturées et gérées par des entreprises tiers qui peinent d’ailleurs à trouver un modèle économique stable.

Aussi, c’est une petite révolution qui se profile lorsque le 18 février 1952, le magazine ELLE lui consacre un dossier de près de sept pages intitulé « Aimeriez-vous trouver vos robes toutes faites ? Étude et enquête ». En photo, une jeune ingénue prend la pose. Son nom ? Brigitte Bardot. C’est l’une des premières (et loin d’être la dernière) fois qu’elle collabore avec le magazine d’Hélène Lazareff.

Il faudra cependant attendre encore plusieurs années avant que le prêt-à-porter ne gagne ses lettres de noblesse. Propulsé par des créatrices de renom à l’image de Sonia Rykiel et Gaby Aghion, fondatrice de la maison Chloé, il ne sera popularisé qu’au milieu des années 60, suite à l’intérêt que lui portent les grands couturiers, d’André Courrèges à Pierre Cardin en passant bien entendu par Yves Saint Laurent. En 1966, l’ouverture de la boutique Saint Laurent Rive Gauche pose notamment les bases solides d’une nouvelle ère où les femmes peuvent acheter un vêtement et le porter le jour même.

Le livre pour aller plus loin : « Histoires de la Mode », de Didier Grumbach


Moment // February 18, 1952: ELLE Magazine promotes ready-to-wear

There was a time when ready-to-wear was far from popular and when Haute-Couture was all the rage. This time was the beginning of the 50’s in France.

While the US had already embraced separates and a more casual approach to clothes thanks to designers like Anne Klein), Paris was still basking in petticoats and corsets. In 1952, Christian Dior, Cristobal Balenciaga or Pierre Balmain were big names. Some couture houses offered confection but many of them didn’t produced these garments under their names and didn’t even design them. To be honest, they were even struggling to come up with a steady business-model for this segment.

So it was quite unexpected when ELLE Magazine published a special report about ready-to-wear on February 18th, 1952. Titled « Aimeriez-vous trouver vos robes toutes faites ? Étude et enquête », the file covers almost seven pages and features a young ingenue named Brigitte Bardot, marking one the first (and far from the last) times she worked with Helène Lazareff.

Though, the revolution didn’t occur overnight. While Sonia Rykiel and Gaby Aghion (Chloé’s founder) were offering nice pieces, ready-to-wear will be popularized in the 60’s, after couturiers like André Courrèges, Pierre Cardin or Yves Saint Laurent started to show interest in it. In 1966, the opening of the first Saint Laurent Rive Gauche was the proper beginning of a new era, when women could by a dress or a shirt and wear it straight away.

The book to know more : “Histoires de la Mode”, by Didier Grumbach

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