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Moment // 22 Février 2004 : HBO diffuse le dernier épisode de Sex and the City

Carrie and Mr Big in Paris, Sex and the City / DR

Pendant six ans, les aventures de Carrie Bradshaw, Miranda Hobbes, Samantha Jones et Charlotte York ont rythmé les semaines de milliers de femmes à travers le monde. Adaptée du roman du même nom de Candace Bushnell, lui-même inspiré de sa colonne publiée dans le « New York Observer », la série a connu six saisons et a donné naissance à deux films. Après un pilote tourné en 1997, le show fait ses débuts sur la chaîne américaine un an plus tard et connaît rapidement un succès commercial. Et pendant six ans, la mode (peut-être même plus que le sexe ?) a tenu une place à part à la télévision grâce au show, contribuant à populariser auprès du grand public les noms de Manolo Blahnik, Jimmy Choo et Louboutin tout en faisant des sacs Baguette de Fendi et Saddle de Dior des incontournables.

Aussi, c’était un peu la fin d’une époque lorsque le 22 février 2004, HBO diffuse la seconde partie du dernier épisode, « Une américaine à Paris ». Tourné dans la ville lumière, ce final met notamment en scène (et en vrac) : une marinière Sonia Rykiel, Carole Bouquet, une chute dans les escaliers du Plazza Athénée, des pâtisseries Ladurée, une cabine téléphonique parisienne à carte (fichues unités), une spectaculaire robe Atelier Versace d’une valeur de 80 000$, Cécile Cassel, la fontaine Saint Sulpice, « La Belle et le Bad Boy » de MC Solaar ainsi qu’un téléphone à clapet qui dévoile finalement l’identité de Mr Big.

Mais il marque avant tout un retour aux sources de l’héroïne, aussi bien concernant son style que sa vie amoureuse. Où le collier « Carrie » et le tutu font leur grand retour, tout comme le manteau de fourrure qu’elle portait dès l’épisode 1. Un tour complet du cadran terminé par l’apparition de Mr Big, qui finit par venir la chercher à Paris pour la ramener à New York. Une fin ultra-sucrée qui n’a pas forcément plu à Darren Star, le créateur de la série, qui a notamment révélé dans une interview datant de 2016 qu’il aurait fait les choses différemment. « Je pense que le show a finalement trahi tout ce pour quoi il se battait jusque-là à savoir, que les femmes ne finissent pas toujours par trouver la joie dans le mariage. Non pas qu’elles ne le puissent. Mais la série était initialement réputée pour prendre le contre-pied des comédies romantiques qui l’ont précédée. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle les femmes s’y sont tant attachées. Au final, c’est devenu une comédie romantique conventionnelle. »

L’approche féministe du show et son manque de diversité ont également été critiquées à l’époque mais aussi de manière rétrospective. Les héroïnes de la série sont elles-mêmes revenues sur cet aspect quelques années après la fin de la série, notamment Cynthia Nixon qui expliquait en 2019 : « Lorsque Sex and the City est sorti, il y a eu tellement de débats concernant le fait que ce soit une série féministe ou pas. J’ai toujours trouvé que c’était stupide, bien sûr que c’est une série féministe. Mais je pense qu’elle compte beaucoup de manquements au mouvement féministe. C’est un peu l’histoire de riches femmes blanches qui se battent pour leur émancipation. Dans leur bulle. »

Le mois dernier, HBO Max a annoncé en grande pompe avoir commandé une suite à la série, composée de dix épisodes et baptisée « And just like that ». De quoi redresser la barre ?

Le livre pour aller plus loin : Sex and the City, de Candace Bushnell


Moment // February 22, 2004: Sex and the City’s finale episode airs on HBO

For six years, Carrie Bradshaw, Miranda Hobbes, Samantha Jones and Charlotte York’s adventures were followed by thousands of women around the world. Inspired by Candace Bushnell’s book of the same name (itself drawn from her column published in the New York Observer), the show lasted for six seasons and generated two movies. While the pilot first aired in 1997, the show debuted a year later on HBO. And for 6 years, fashion (perhaps even more than sex?) was given an incredible platform on TV. Big names like Manolo Blahnik, Jimmy Choo and Louboutin were popularized and Fendi Baguettes and Dior Saddles were turned into icons.  

So it was the end of an era when HBO aired the series’ finale on February 22nd, 2004 untitled “An American in Paris”. Filmed in the City of Lights, this two-parts episode features (in no particular order): a Sonia Rykiel marinière, Carole Bouquet, a fall in the Plaza Athénée’s staircase, Ladurée’s patisseries, a Parisian phone booth (damn credit units), a striking Atelier Versace gown (costing no less than $80 000), Cécile Cassel, the Saint Sulpice Fountain, MC Solaar’s “La Belle et le Bad Boy” and last but not least, a vintage phone that eventually revealed Mr Big’s identity.

But above all this, this finale marks a stylistic and emotional journey home for the heroine. A journey where she finds back her Carrie necklace, wears a tutu again as well as the fur coat she was sporting in the first episode of the series. A trip down memory lane that was made complete by the intervention of Mr Big, who goes all the way to Paris to bring her back to New York. A sugar-coated ending that was not really appealing to Darren Star, the show’s creator. “(…) I think the show ultimately betrayed what it was about, which was that women don’t ultimately find happiness from marriage”, he said in an interview in 2016. “Not that they can’t. But the show initially was going off script from the romantic comedies that had come before it. That’s what had made women so attached. At the end, it became a conventional romantic comedy.”

The feminist approach of the show and its lack of diversity were also criticized then and now. Cynthia Nixon herself revealed what she thought of it two years ago, stating; “There was so much debate when [‘Sex and the City’] came out about whether it was a feminist show or not, which I always thought was stupid — of course it’s a feminist show. But I think it has a lot of the failings of the feminist movement in it. In that it’s like white, moneyed ladies who are fighting for their empowerment. In a bit of a bubble.”

Last month, HBO Max announced that it had commissioned a sequel to the series, titled “And just like that”. Enough to raise the bar?

The book to go deeper: « Sex and the City », by Candace Bushnell

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