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Moment // 29 Mars 1991 : Le photographe Guy Bourdin décède à Paris

© The Guy Bourdin Estate 1979/2021 Courtesy @louisealexandergallery

Vous ne connaissez peut-être pas son nom mais vous êtes forcément tombé sur son travail au moins une fois dans votre vie. Unique, subtilement glauques et présentant des couleurs saturées, les photographies de mode de Guy Bourdin ont marqué le début d’une petite révolution dans les années 60, lorsqu’il a été embauché par le magazine Vogue Paris. En plus de travailler en étroite collaboration avec la publication, il a également collaboré avec d’autres journaux et a défini l’esthétique de plusieurs marques à l’époque, de Christian Dior Parfums à Charles Jourdan.

Sa devise ? Le produit est secondaire, l’image est le vrai sujet. Une vision qui à contre-courant des fondamentaux du marketing et qui a aidé à créer un catalogue original où les mannequins ont immortalisées dans des positions étranges (et bien souvent, inconfortables) le tout, saupoudré d’un petit souffle à la fois mystérieux et érotique. En fait, il y a quelque chose d’à la fois dérangeant et intrigant dans l’œuvre de Guy Bourdin. Un point de vue fascinant sur le corps féminin et sa perception, qui a fait de lui un avant-gardiste et peut expliquer pourquoi, trente ans après son décès, il est encore considéré comme l’un des photographes de mode les plus importants.

Né à Paris en 1928, Guy Bourdin commence à s’intéresser à la photographie durant son service militaire, en 1948. Obsédé par Man Ray, il finit par devenir le protégé du photographe pendant quelques années avant de peaufiner son œil sous l’égide de Francine Crescent, alors rédactrice en chef de Vogue Paris. Il collaborera avec le titre de 1955 à 1987, produisant certains de ses meilleurs clichés pour lui, à l’image de cette photo d’un mannequin se cachant le visage derrière quatre paires de mains impeccablement manucurées. Mais ce n’est pas tout : Harper’s Bazaar, Chanel, Issey Miyake, Versace ou encore Loewe, Guy Bourdin a travaillé avec les plus grands noms de la mode.

Un who’s who aussi prestigieux que diversifié d’où jailli finalement une collection de fantaisies à la fois sombres et légèrement tordues, qui ont ouvert la voie à d’autres photographes tels que Juergen Teller et Terry Richardson et qui a été célébrée par Nars en 2013, lorsque la marque de cosmétiques s’est servi de certains travaux de Guy Bourdin comme point de départ d’une ligne disponible en édition limitée.

Le livre pour en voir plus : « Guy Bourdin, Image Maker »


Moment // March 29, 1991: Photographer Guy Bourdin dies in Paris

His name might not ring a bell but you certainly came across his work at least once in your life. Unique, kind of gloomy and complete with saturated colors, Guy Bourdin’s fashion photographs started a small revolution in the 60’s when the photographer was hired by Vogue Paris. Working closely with the magazine for almost three decades, he also collaborated with many other outlets and defined several brands aesthetics at the time, from Christian Dior to Charles Jourdan.

His motto? Product is secondary while image is key. A vision that goes against marketing’s basic rules and results in an original catalog where models are captured in odd (and often uncomfortable) poses, topped with an erotic sense of mystery. In fact, there is something both disturbing and intriguing in Bourdin’s work, a fascinating perspective on the woman’s body and its perception that put him ahead of his time and can explain why, thirty years after his death, he is still one the most prominent fashion photographers.

Born in Paris in 1928, Guy Bourdin started to nourish an interest in photography during his military service in 1948. Obsessed with Man Ray, he became the photographer’s protégé for a few years before honing his skills under the guidance of Francine Crescent, then Vogue Paris’ editor-in-chief. He worked for the French title from 1955 to 1987, producing some of his best shots for the magazine, notably this picture of a model hiding her eyes behind four pairs of impeccably manicured hands. Though that wasn’t all of it: Harper’s Bazaar, Chanel, Issey Miyake, Versace or Loewe, he worked for the biggest names in fashion.

In the end, here is a beautiful collection of dark and twisted fantasies that paved the way for other photographers such as Jurgen Teller and Terry Richardson and was feted by Nars Cosmetics in 2013, when the brand used some of Bourdin’s work as the starting point of a limited-edition make-up collection.

The book to see more: “Guy Bourdin, Image Maker

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