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Moment // 3 Mai 1985 : Donna Karan présente ses Seven Easy Pieces

 

Des mannequins backstage du défilé Donna Karan / DR

Minimaliste avant l’heure, Donna Karan avait compris avant beaucoup d’autres l’avantage de posséder une garde-robe restreinte, composée de pièces faciles à assembler entre elles. Il faut dire que la créatrice new-yorkaise a été à bonne école. Après sept ans passés à travailler pour Anne Klein, papesse du prêt-à-porter fonctionnel qui a fait du sportswear une religion et a participé à la célèbre Bataille de Versailles qui a vu cinq couturiers américains imposer leur prêt-à-porter face à la haute couture parisienne en 1973, la designer connaît tous les secrets d’une allure chic et sans chichis. Et à l’heure où les femmes s’imposent de plus en plus sur le marché du travail, son premier défilé, organisé le 3 mai 1985, tombe à pic. « Beaucoup de femmes ont encore du mal à composer leur look aujourd’hui », expliquait-elle à l’époque au « New York Times ». « Elles ont découvert des manières rapides de nourrir leurs familles, mais elles ne savent pas comment assembler facilement leur garde-robe. »

 

Sur le podium, la créatrice présente en effet sept pièces qui selon elles, sont l’essence d’un vestiaire réussi et versatile. La base ? Un body accompagné de collants, premières créations à être dévoilées. Au fur et à mesure des passages, cette toile de fond est complétée par un pantalon loose, une jupe portefeuille, une chemise blanche, un pull en cachemire ainsi qu’une veste structurée. Un vestiaire capsule facile à réinventer (les sept pièces changeront au fil du temps) et à emporter partout.

 

« Tout a commencé lorsque j’ai voulu m’habiller », s’est souvenu la créatrice en 2007 pour « The Guardian ». « Je travaillais, j’étais mère, il se passait tellement de choses dans ma vie que je voulais simplifier tout ce qui pouvait l’être afin de me concentrer sur l’essentiel. Et ça m’a menée à une garde-robe interchangeable qui puisse tenir dans une valise et fonctionner de jour comme de nuit que j’ai appelée « Les Seven Easy Pieces » mais que mon défunt mari avait pour habitude d’appeler « Les Seven Easy Trunks » tellement elle a grandi ! »

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