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Moment // 8 Janvier 2014 : Jalil Lespert présente son « Yves Saint Laurent »

Un couturier, deux biopics et une guerre des salles obscures. Lorsque le 8 janvier 2014 Jalil Lespert présente un film retraçant une partie de la vie d’Yves Saint Laurent, c’est le premier acte d’une lutte cinématographique (déjà bien entamée en coulisses) qui est révélée au grand jour.

Le film se tire en effet la bourre avec un autre projet similaire, le biopic du père du smoking féminin réalisé par Bertrand Bonello. Couvrant la vie du designer de 1957 (son couronnement chez Dior) à 1976 (le triomphe du défilé des Ballets Russes), le premier met en avant dans le rôle-titre un Pierre Niney à la ressemblance avec l’original saisissante. Mais il est aussi et surtout adoubé par Pierre Bergé lui-même, mentor et compagnon de Saint Laurent, également détenteur de l’œuvre morale du couturier ainsi que de l’impressionnant fonds d’archives de la fondation Pierre Bergé-Yves Saint Laurent. À la clé ? Des robes, des croquis et même l’autorisation de filmer dans les mythiques bureaux de l’avenue Marceau.

De l’autre côté, le film de Bertrand Bonello mettant en scène Gaspard Ulliel s’attache à décrypter une période précise de la vie du couturier comprise en 1967 et 1976, un laps de temps comprenant l’avènement de sa marque de prêt-à-porter, Rive Gauche, mais aussi et surtout une époque dense sur le plan personnel. Sorti en salles en septembre de la même année, il sera l’adversaire principal du projet de Jalil Lespert lors des César 2015, raflant 10 nominations contre 7. Une soirée qui se soldera notamment par la victoire de Pierre Niney dans la catégorie « Meilleur Acteur Masculin ».  

Une rivalité qui n’inquiétait pas le réalisateur, interrogé à ce sujet quelques mois plus tôt par le magazine Première. « Je suis vraiment passé à autre chose et, sincèrement, je m’efforce de ne pas rentrer dans ce genre de polémique. On sait depuis le début qu’il y a deux films sur le même sujet. On peut le vivre plus ou moins bien quand on est concerné, mais, au fond, ça n’intéresse pas les gens. Le public va au cinéma, il aime ou il n’aime pas ce qu’il voit, c’est tout. »

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