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Moment // 16 Janvier 1974: Kate Moss naît à Croydon

Kate Moss pour Prada SS94 / Instagram @katemossagency

Au même titre que Naomi, Christy ou encore Cindy, Kate Moss fait partie de ces supermodels dont le prénom suffit. Surnommée La Brindille ou encore The Waif en raison de sa silhouette frêle, elle est aujourd’hui encore, à 48 ans, l’un des mannequins les plus célèbres du monde.

Née le 16 janvier 1974 à Addiscombe, un quartier de Croydon (Angleterre) elle se fait repérer à l’âge de 14 ans lorsqu’elle rentre d’un voyage des Bahamas, en 1988. Bloquée à l’aéroport de New York en compagnie de son frère et son père, elle tape en effet dans l’œil de Sarah Doukas, talent scout qui vient de fonder son agence de mannequins londonienne, Storm. Une fois dans l’avion, l’adolescente est abordée par la recruteuse et son frère, qui lui proposent de devenir modèle. « J’ai vu son merveilleux visage dans l’océan des visages », a plus tard expliqué Sarah Doukas comme le rapporte Fred Vermorel dans son livre « Addicted to love : Kate Moss ». « J’ai vu ses magnifiques pommettes. Elle avait une allure éthérée, un côté presque translucide, elle était jeune et absolument belle. Immédiatement, j’ai su que j’avais découvert de l’or. Cette gamine de quatorze ans avec ce corps fabuleux était une vision. Elle avait beau être plus petite que n’importe quel mannequin, à l’époque où elles étaient vraiment immenses, je savais que je tenais quelque chose. Puis elle a disparu, je l’ai cherchée mais nous embarquions. Je pensais l’avoir perdue quand elle est entrée, en dernier, dans l’appareil. Peu après le décollage, les signaux « attachez vos ceintures » à peine éteints, j’ai envoyé Simon lui donner ma carte de visite. »

Si sa mère accepte de l’accompagner au premier rendez-vous, elle se retrouvera seule pour les prochains. Pendant quelques temps, elle enchaîne les séances photos sans suite. Il faudra attendre 1989 et sa rencontre avec la photographe Corinne Day, grande collaboratrice du magazine « The Face » pour que sa carrière décolle. En 1990, la revue baptise son numéro de juillet « The Third Summer of Love », en réponse à ceux de 1988 et 1989. Choisie pour en faire la couverture, Kate Moss va redéfinir toute une époque. Avec la styliste Melanie Ward, qui a chiné une garde-robe aux puces de Camden et Portobello, elle se rend à Cambria Sands, une plage de l’East Sussex sur laquelle se déroule un photo shoot devenu mythique. On y aperçoit notamment le mannequin fumant une cigarette, adossée contre un mur, ou topless, la tête ceinte d’une coiffe indienne. Le top a 16 ans et vit plutôt mal ce moment, comme elle le déclarera au magazine « Vanity Fair » en 2010 : « Aujourd’hui, il serait bizarre de demander à une jeune fille de 16 ans de retirer ses vêtements. Mais ils m’ont dit : « Si tu ne le fais pas, on ne te bookera plus ». Donc je me suis enfermée dans les toilettes, j’ai pleuré, suis ressortie et je l’ai fait. Je n’ai jamais vraiment été à l’aise avec ce shoot. Il y a pas mal de seins et je détestais les miens ! Parce que j’étais très plate. Et que j’avais un gros grain de beauté sur l’un d’eux. Je n’oublierai jamais cette photo de moi courant sur la plage parce que j’ai demandé au coiffeur, qui était le seul homme sur le shoot, de se retourner. »

Mais si la photo fait aujourd’hui figure de pivot dans l’industrie de la mode, à l’époque, rien ne bouge réellement. Tant et si bien que deux ans plus tard, elle s’envole pour New York avec son petit ami, Mario Sorrenti, afin de tenter sa chance. Bonne pioche, elle est repérée par Steven Meisel qui lui propose une campagne Dolce & Gabanna avant d’être choisie par Liz Tilberis, fraîchement débarquée chez « Harper’s Bazaar », qui la sélectionne pour incarner le renouveau du magazine. En juillet, Calvin Klein recherche une égérie pour sa ligne de jeans. Si le nom de Vanessa Paradis est tout d’abord évoqué, cette dernière n’étant pas libre, celui de Kate Moss passe en tête de liste. Un rendez-vous, un jean enfilé, une campagne réussie et quelques mois plus tard, jackpot, elle signe un contrat d’exclusivité avec la marque américaine.

Le scandale n’est déjà pas loin. Lorsqu’elle pose en lingerie pour le numéro de juin 1993 de « Vogue UK », sa maigreur et son allure planante font scandale. Sa publicité pour le parfum Obsession, réalisée dans douleur par son petit ami enfoncera le clou. Mais malgré les critiques, son style fascine et elle devient le supertop que l’on connaît encore aujourd’hui.

Dotée d’un don d’ubiquité unique, elle squatte couvertures de magazines, podiums (six petites années seulement) et publicités en tout genre. En 2005, sa carrière marque un temps d’arrêt après qu’un tabloïd britannique l’accuse de prendre de la drogue. Si beaucoup prédisent la fin de sa carrière, un séjour en rehab plus tard, elle est de retour sur le devant de la scène, récupérant la quasi-totalité de ses contrats et en décrochant d’autres, imaginant notamment une première collection de vêtements pour la marque Topshop en 2006.

Aujourd’hui à la tête de son agence de mannequins, elle continue à poser de manière sporadique.

Le livre pour en savoir plus : « Kate Moss », par Françoise-Marie Santucci

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